hypnose-nuireL’hypnose est produite par le sujet lui-même. L’hypnopraticien est un guide, non un acteur. C’est l’inconscient du sujet, si son conscient l’autorise, qui développe l’état d’hypnose. Or l’inconscient d’une personne protège toujours la personne, parfois d’une manière que le conscient peut juger inappropriée, parfois en développant des symptômes désagréables ou dangereux, dans ce dernier cas dans le but d’alerter le conscient, ou de le pousser à prendre des mesures difficiles mais opportunes.

L’inconscient est aux ordres du conscient du sujet, en comprenant parfois mal les demandes du conscient, ou en s’efforçant de les satisfaire par des moyens que le conscient n’approuverait pas s’il les connaissait, ou en s’opposant au conscient lorsque celui-ci agit d’une manière que l’inconscient juge dangereuse. Malgré cette relative indépendance de l’inconscient par rapport au conscient, l’inconscient est fondamentalement au service de la personne, et vise son bien.

Pour nuire à une personne au moyen de l’hypnose, il faudrait faire agir l’inconscient d’une manière contraire à sa nature. Mais il n’est pas possible de changer la nature de l’inconscient. L’hypnose peut produire des chocs émotifs, qui la plupart du temps se révèlent favorables, mais aucune action négative : l’inconscient le refuse, comme de faire des actes tenus pour immoraux par le sujet, ou de lui porter préjudice.

Ethique / Déontologie Art. 1 L’hypnothérapeute n’a pas vocation à se substituer aux différents professionnels de santé que consultent ses clients. Ses pratiques interviennent en complémentarité d’évolution personnelle et de mieux-être. Art. 2 L’intérêt et le bien-être du sujet constituent l’objectif prioritaire de l’hypnothérapeute. Toutes ses interventions doivent se dérouler dans le seul but d’aider le patient. En aucun cas, les changements ou interventions ne sont faites au détriment de l’équilibre écologique du patient. Art. 3 L’hypnothérapeute s’oblige à respecter et à préserver la dignité, la vie privée et l’anonymat des personnes qui le consultent. Il s’engage à respecter le secret professionnel, c’est-à-dire tout ce qui est venu à sa connaissance, ce qui lui a été confié, mais également ce qu’il a vu, perçu, entendu, compris ou ressenti. Art. 4 L’hypnothérapeute s’oblige, dans l’intérêt de ses clients, à approfondir continuellement sa pratique par la recherche et l’actualisation régulière de ses connaissances théoriques et pratiques. Art. 5 L’hypnothérapeute ne se soumet à aucune exigence contraire à son éthique et à sa conscience. Il évite les conflits d’intérêt de toute nature.

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